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CHAPITRE 2 Re-connaître sa nature essentielle. |
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La compréhension de notre nature essentielle est indispensable pour s’ouvrir à Soi, car elle permet d’enlever le voile de l’ignorance. Ce voile nous limite. Tant que nous ne l’enlèverons pas, nous resterons piégés par l’apparence des formes et l’illusion d’une séparation. Ainsi, nous croyons généralement que tout ce qui est extérieur à notre corps n’est pas soi. Est-ce vraiment exact? Parfois, nous avons des prémonitions: «demain il va pleuvoir», «ce chemin n’est pas le bon», etc., mais qui a cette connaissance? Une petite voix à l’intérieur de nous semble avoir de la clarté. Qui est-elle? Elle connaît des choses de soi puisqu’elle apparaît souvent comme un guide, un conseiller intuitif. Ne connaît-elle que soi? Non, car si elle nous conseille, elle connaît aussi ce qui est extérieur à soi: le chemin à prendre, le métier qui nous correspond, la solution à nos problèmes, etc. Cette voix intérieure n’est-elle qu’en soi? Non. Les animaux, de toute évidence, sont eux aussi à l’écoute de leur voix intérieure et avant qu’un danger n’arrive, savent l’anticiper. On sait aussi que les plantes ont une certaine connaissance. Elles sont sensibles à la musique, à la voix, à l’amour qu’on leur prodigue. De cela, on peut déduire qu’en toute chose, il y a une conscience plus large, non limitée au corps physique. Qui sommes-nous alors? Chaque individu a un corps qui un jour prendra fin, mais en soi, il semble qu’il y ait un corps différent, une Conscience plus vaste, incluant et connaissant toute chose. En fait, il semble que tout soit relié et forme un seul «corps». Ce «corps» n’est pas visible à l’œil, pourtant, il semble bien exister. Et si cette Conscience était notre véritable nature, notre véritable «Je», au delà de l’idée que nous nous faisons de notre personne? Si cela est le cas, ce que nous sommes en vérité n’est pas limité à notre corps physique. Et si ce que nous sommes n’est pas limité à notre corps physique, nous ne sommes pas non plus limités par la mort. Cette compréhension peut aussi se faire de manière expérimentale. Le grand sage indien Ramana Maharshi Fermez les yeux et observez votre esprit. Voyez-vous cet espace, ce vide? Ne trouvant aucune réponse, votre esprit est vidé de tout contenu. Pourtant, il y a encore quelque chose en vous qui observe et reconnaît ce vide. C’est la conscience. C’est la source, notre Nature profonde, antérieure à toute chose. C’est une présence, un regard neutre, illimité, ouvert, pénétrant et accueillant toute chose. Essayez maintenant de ressentir la qualité de ce regard, de cette conscience. Observez comment elle regarde, tout simplement, comment elle connaît, directement. Elle n’a pas de jugements. Elle n’a pas d’ambitions. Elle n’a pas de plans. Elle est totalement ouverte, totalement sereine. Elle glisse sur toute chose, tel un canard sur un lac paisible. C’est notre refuge, notre demeure éternelle. Cette conscience est soi, de la manière la plus intime et la plus naturelle. Elle est profondément soi et de ce fait elle n’est pas limitée à notre «moi». Elle est UNE avec toute chose. On pourrait alors ajouter que la conscience est telle la fleur «Nature» qui ouvre et déploie son parfum, vibrant à l’unisson avec tout ce qui est. Elle a ainsi des millions de mains et de visages. Elle a toute la sagesse du monde. Elle connaît toutes les erreurs du monde. Elle connaît chacun de nous absolument, parfaitement. Elle sait ce dont nous avons besoin pour grandir et comment nous l’amener. Elle est pure intelligence, amour absolu, car rien en elle n’est séparé. Du fait même de sa nature non séparative, elle a une seule «volonté»: l’amour. Mais en dépit de cet amour absolu, la conscience ne peut rien faire pour nous tant que nous ne sommes pas ouverts à elle. Ressentons-la dans la profondeur de notre cœur, écoutons sa voix, c’est aussi notre voix, ce qui a de plus naturel en nous. La conscience n’est pas qu’un simple vide. Elle n’est pas qu’un simple silence. Elle vibre à l’unisson avec nous. Elle est cette présence que nous ressentons au plus profond de nous-mêmes. Elle a aussi tous les visages pour nous regarder et toutes les voix pour nous parler. Lorsque l’on s’ouvre à la vérité de son être, l’univers entier nous parle, nous répond et nous tient par la main. Ouvrons-nous à sa magie, à notre propre magie. Des exemples visuels peuvent encore nous aider à comprendre notre nature profonde, tels que celui de la pieuvre, de l’océan ou de l’arbre.
Si nous nous identifions à une vague (à notre forme individuelle), nous prenons peur, et nous croyons que lorsque nous atteignons la berge, notre existence prend fin. Mais la vague qui atteint le rivage se fond à nouveau dans l’océan avant de reprendre forme et d’atteindre à nouveau la rive. C’est la danse éternelle de la vie. Telle une vague, notre esprit change de forme et retourne à l’océan. Cet océan connaît tout car il est tout. Ainsi, on peut l’appeler la conscience. Ce que nous sommes et ce qu’est la conscience ne sont en réalité qu’une seule et même chose. Lorsque la vague cesse de se considérer comme une simple vague et s’ouvre à sa nature océanique, elle «retourne» consciemment là où elle n’a jamais cessé d’être. Cette ouverture est une libération.
Tout est en tout. L’esprit de toute chose est au cœur de chaque cellule
Corps et Esprit sont les deux facettes d’une même réalité. En d’autres termes, la Création et la Conscience sont intimement liées. La Création n’est autre que la manifestation de la Conscience, telle la fleur qui émerge progressivement de la graine. Au fil du temps, la Conscience (l’énergie universelle) découvre son visage: la Création. A un certain stade de l’évolution humaine, ce «visage» s’est «dédoublé»: certaines parties se sont rejetées. La dualité s’est installée au cœur de l’unité. Au niveau individuel, lorsque cette dualité est dépassée, lorsque la réconciliation est faite, la conscience n’est plus limitée. N’est-ce pas alors la fin de sa manifestation (la fin du temps) et le début véritable de la Vie, dans un univers où les limites spatio-temporelles s’effacent? 2. La mort n’est pas une limite. Le corps est ce qui donne un certain champ de conscience. Dans un corps humain, grâce aux organes des sens, nous percevons la réalité d’une certaine façon. Il a été démontré par la science que dans un corps d’abeille, disposant de tout autres organes des sens, la même réalité est perçue complètement différemment. Les formes et les couleurs sont par exemple autres que celles que l’humain perçoit. Et lorsque notre corps est à l’état de sommeil, la perception de la réalité n’existe plus de la même manière et nous rentrons dans le champ de conscience du rêve où les personnages fictifs sont pourtant ressentis comme très réels. Et lorsque le corps n’est plus? Notre corps n’est qu’un manteau, de la matière. Comme nous l’avons vu, il semble co-exister avec une énergie, une conscience plus vaste que soi. On pourrait appeler cette conscience qui englobe tout: l’Esprit de la nature, l’intelligence de la vie. Matière et Esprit ne sont donc pas deux choses séparées. Mais alors que le corps est soumis au temps, la conscience, qui est énergie, y échappe et ne connaît pas la mort.
Toutefois, tant que notre esprit ne connaît pas sa nature et rejette des aspects de lui-même, il voile encore sa «face» et ne peut s’ouvrir à lui-même. Comment pourrait-il s’ouvrir à l’Un alors qu’il est encore dans la dualité avec son propre «visage»? Selon la tradition tibétaine Nous pouvons aussi profiter de cette vie pour faciliter cette libération: enlever le voile de l’ignorance et nous réconcilier avec nos ombres.
4. De la peur de soi à l’ouverture à Soi. Ignorants de notre nature et piégés par l’apparence des formes, nous croyons que le bras et la jambe d’un même corps ont des existences indépendantes. Pourtant, une jambe malade risque également d’affecter le bras et l’ensemble du corps. Tout est inter-dépendant. Le même sang (esprit) coule en toute chose. Fondamentalement, ce corps est: «Je suis» car il inclut tout ce qui est. On peut aussi l’appeler l’Etre (le Tout). Cet être se retrouve au cœur de nous-même, dans chacune de nos cellules. Toutefois, même si Tout est en Soi (le temps, l’espace, la nature, les plantes, tous les êtres vivants, tous les esprits, sereins ou torturés, le «moi», etc.), notre conscience individuelle est aujourd’hui, plus ou moins ouverte à ce Tout ou en d’autres termes, plus ou moins ouverte à elle-même. Notre esprit s’est fermé à certaines vérités car la vérité fait peur. Notre «inconscient» est le fruit de cette peur. En effet, en théorie, l’unité peut se concevoir sans problème. Mais lorsque l’on en vient aux faits, nous comprenons que ce que «Je suis» inclut tous les êtres, ceux aussi que «je» déteste et fais souffrir. Ce que «Je suis» n’est pas séparé des animaux, bien que nous les tuons souvent sans considération. Ce que «Je suis» inclut la nature dont nous nous soucions peu et que nous maltraitons parfois au risque de nous perdre. Ce que «Je suis» inclut le passé, éternellement présent. Ce que «Je suis» comprend tous les bourreaux et toutes les victimes. Ce que «Je suis» inclut non seulement mon ego mais aussi tous les ego du monde. Ainsi, l’ego de même que le monde phénoménal Bien sûr, nous n’avons pas non plus conscience de notre peur de la vérité. Elle est plus ou moins profondément enfouie. Pourtant, nous faisons tout pour ne pas faire face à nous-mêmes. Nous nous créons mille activités pour fuir le moment de la rencontre avec soi. La mort nous fait peur pour cette raison. Dans notre sub-conscient nous savons qu’elle peut nous faire voir la lumière-vérité. Or, nous ne devrions pas avoir peur de cette lumière car elle est libératrice. La vie devrait ainsi être une préparation pour mourir en paix, réconcilié avec soi-même, les autres, et le monde. Cette réconciliation permet un changement de conscience. Elle permet l’ouverture à Soi, maintenant, ou au moment de la mort. C’est ce qu’on appelle la grâce ou la libération. Toutefois, pouvons-nous réellement parler de libération tant que globalement nous restons endormis? La véritable libération est celle de notre réconciliation à tous. Plus nos esprits feront la paix et plus nous vivrons notre unité librement. Pour que cette réconciliation se fasse il faut surtout comprendre que le problème n’est pas fondamentalement soi mais sa blessure qui a pour origine l’idée de séparation et le jugement. Cette blessure parle en nous. Tant que nous ne l’aurons pas totalement accueillie, nous ne pourrons vivre consciemment notre aventure existentielle. Bien sûr, ce n’est pas fondamentalement soi ce visage horrible, ce «monstre», c’est sa blessure. Ce n’est pas fondamentalement soi qui est jaloux, ambitieux, méchant, avare, manipulateur, tueur. C’est sa blessure. Toutefois, ce n’est pas parce que fondamentalement ce n’est pas soi, que la blessure elle, est inexistante. Mais elle cache la même absolue beauté intérieure qui est présente chez tout le monde. Croyons cela profondément. Chacun de nous est magnifique. Cessons de ne pas nous aimer. Quoi que nous ayons fait, dit, ou pensé nous sommes tous dignes d’amour et nous sommes l’Amour. Prenons donc de la distance par rapport à notre blessure pour oser la regarder en face. Comprenons-la. Déposons notre fardeau en l’acceptant totalement. Disons «OUI» à notre ego. Autrement, tant que nous ne serons pas ouverts à la vérité de notre ego et n’aurons pas fait la paix avec nous-mêmes, notre conscience individuelle demeurera dans la dualité et les limitations. Vous croyez que cela ne vous concerne pas? Ne pensez-vous pas qu’il est temps de déposer les armes? Regardez mieux en vous-même. Votre conscience est encore dans la dualité, la fermeture, l’absence d’intégration et d’unité. Toutefois, dans le cœur, la conscience reste toujours pure et illimitée. Comme un miroir, elle reflète et manifeste toute chose sans en être altérée. C’est donc dans ce cœur que nous pouvons déposer notre fardeau et trouver notre refuge.
5. Au cœur de la conscience. Lorsque l’esprit s’est réconcilié avec lui-même et que plus rien ni personne n’est fondamentalement rejeté, il s’ouvre à son être tout entier: l’Un. La paix de l’esprit permet de se libérer de tout dualisme et sens de séparation. La paix neutralise en quelque sorte les forces opposées, c’est-à-dire la Création. Il se passe alors un phénomène de fusion, d’intégration des opposés, de neutralisation. L’énergie est au point zéro: totalement neutre et totalement inclusive. La conscience individuelle se fond alors instantanément dans la source qui est connaissance absolue de Soi. Sujet et objets ne sont plus qu’Un. Cette union est une libération. C’est une grâce. La conscience libérée pourra sûrement après avoir quitté son corps Toutefois, en attendant que notre conscience individuelle soit prête et suffisamment mûre pour intégrer la vérité sur elle-même, elle va devoir vivre ce qu’elle a envie de vivre mais aussi ce qu’elle a peur de vivre. Cela fait partie de notre «programme», de nos mémoires, de notre conditionnement. Tant que nous ne sommes pas conscients, ce conditionnement sera le seul responsable et créateur de nos vies. Et cela est important à savoir de manière à apporter plus de conscience et d’harmonie dans nos vies.
6. Notre responsabilité. Ce que l’on peut effectivement observer dans la Création, c’est que tout prend forme selon un ordre d’équilibre et de complémentarité. C’est le yin et le yang, les pôles positif et négatif de l’énergie universelle. L’un n’existe pas sans son contraire: l’attraction sans la répulsion, le chaud sans le froid, le haut sans le bas, l’excès sans la pénurie, le succès sans l’échec, le bien sans le mal, la question sans la réponse, etc. Ayant compris cette interdépendance de toute chose, je comprends désormais qu’en tant que conscience-corps, je peux vivre de façon harmonieuse si je demeure dans le juste milieu. Si je suis au centre d’une balancelle, elle est en équilibre. Par contre, si je monte d’un côté, mon ami en face va descendre. Et avec l’élan donné, mon ami va bientôt remonter et moi descendre. Dans l’interdépendance et l’unité de toute chose, nous récoltons ainsi tôt ou tard tout ce que nous semons. Juger autrui c'est alors se juger soi-même, voler autrui c'est se voler soi-même, ne penser qu’à soi de manière égoïste c’est se perdre, vouloir du mal à quelqu’un, c’est se faire mal. Toutefois, il faut relativiser les interprétations des événements survenant dans nos vies. Une compréhension trop simplifiée du fonctionnement de notre Nature peut nous faire tirer des conclusions hâtives. Si quelqu’un a des problèmes, des expériences difficiles, des problèmes de santé, des problèmes matériels, etc., cela ne veut pas obligatoirement dire qu’il l’a mérité ou que se sont ses problèmes personnels qui les ont induits. Le cœur emprunte des voies que la raison ne connaît pas. Nous sommes tous liés les uns aux autres dans la fabuleuse aventure de la vie. Nous nous portons tous, plus ou moins, en fonction du potentiel de notre nature. Ne soyons donc pas accusateurs envers ceux dont la vie est dure ou difficile car ils vous aident certainement à alléger votre propre fardeau, le fardeau général. Il est donc préférable de s’abstenir d’interpréter les évènements négatifs qui pourraient survenir à quelqu’un en pensant que ce sont ses «mauvaises» actions, ou ses peurs ou ses limites qui les ont générés. Tous nos jugements et toutes nos certitudes, même fondés sur l’observation de faits, doivent être pondérés. Restons légers. La vie est plus profonde et mystérieuse que toutes nos déductions logiques.
7. La perfection de la Nature. La Nature, l’Univers, porte en lui son principe d’équilibre. Quoi que nous fassions, tout se ré-équilibrera toujours. C’est le jeu des énergies, Leela, le jeu divin. Et quoi que chacun de nous désire, ou rejette, cela génèrera toujours, naturellement, les événements, les expériences et les situations les plus optimales pour nous faire ouvrir les yeux et prendre conscience de notre nature divine. Tôt ou tard, nous sommes forcés de nous réveiller. Tout est absolument parfait. Même lorsque le monde marche à l’envers, il marche parfaitement à l’envers. Grâce aux découvertes récentes de la physique Il y a un très fort enthousiasme lié aux découvertes récentes de la physique. Certains pensent qu’ils peuvent être maîtres de leur vie, avoir et faire tout ce qu’ils veulent vraiment, s’ils le veulent vraiment, au delà même de tout ce qui était jusqu’alors pensable! Oui, dans une certaine mesure, nous pouvons être les créateurs de nos bonheurs, mais aussi de nos misères! Plus exactement, c’est notre structure mentale et nos mémoires qui sont les véritables créateurs. Nous nous croyons les maîtres de nos vies alors que nous sommes les marionnettes de notre conditionnement mental. Tout ce qui nous arrive, toutes nos pensées, tous nos actes, toutes nos prises de conscience sont pré-visibles. Même le moment où nous ouvrirons vraiment les yeux est pré-visible. Le moment où nous nous abandonnerons à notre Nature intérieure est aussi pré-visible. En fin de compte, nous ne sommes jamais vraiment libres. Si toutefois nous avons un choix, c’est celui de la prise de conscience qui fait passer d’un programme à l’autre, du mental au Naturel. Mais cette prise de conscience n’est-elle pas aussi pré-visible? Ainsi, nous sommes soit sous le contrôle du mental, soit sous celui de notre Nature. Mais paradoxalement, c’est en se soumettant à sa véritable Nature que l’on trouve la liberté d’être absolument soi-même. Tant que nous ne réalisons pas quelle est notre véritable nature et qui est aux commandes de nos créations, nous ne sommes donc pas des «créateurs» libres et responsables. Tant que nous voudrons être les conducteurs de notre véhicule (vouloir tel métier, tel genre de partenaire, tel salaire, telle réussite, etc.), nous devrons sûrement rouler pendant des millions d’années avant d’atteindre la destination finale, avec peut-être en plus le risque de nous perdre, d’errer infiniment. Si en revanche, nous sommes à l’écoute de notre Nature et la laissons prendre les commandes, elle va nous amener par le chemin le plus harmonieux et le plus rapide au point de rencontre. Laissons-la donc manœuvrer en toute confiance car c’est un conducteur très expérimenté qui connaît chaque recoin de nous-mêmes et de l’univers! Détendons-nous et soyons ouverts aux courants et aux leçons de la vie, plutôt que de vouloir contrôler nos vies et nos pensées. J’ai eu, une nuit, un rêve amusant. Il y avait dans la nature des rails électriques et sur ces rails roulaient des chariots de supermarché. Certaines personnes n’arrivaient pas à lâcher le contrôle de leur chariot et s’accrochaient fermement derrière, alors que d’autres personnes étaient tranquillement assises à l’intérieur et se laissaient porter. Pourquoi ne pas préférer nous détendre et cesser de nous inquiéter? Nous sommes sur des rails électriques. Ses rails sont ceux de notre Nature. Et il ne peut y avoir de meilleure mère que la Nature en soi. Si nous avons l’attitude de confiance et de lâcher prise nécessaire à l’accomplissement de sa volonté, elle nous guidera là où nous devons aller. Son amour est immense. Il est totale acceptation de ce que nous sommes et elle tient les ficelles de tous les personnages de son théâtre. Laissons donc de côté nos peurs, notre besoin de sécurité, nos attentes et nos illusions. Abandonnons-nous à notre Nature. Acceptons ce qui nous arrive même si parfois c’est difficile, en sachant que tout cela arrive non pas par hasard mais dans l’intention de nous amener exactement où il faut. Et si parfois nous devons perdre, sachons perdre car c’est sûrement pour gagner. La vie est un jeu où à la fin, il n’y a aucun perdant. Soyons donc en accord et à l’écoute de nous-mêmes et ne souhaitons rien d’autre que l’expression et la volonté de notre Nature, de notre Cœur. Osons suivre sa voie pour nous libérer de tout dualisme: du négatif et du positif, du mal mais aussi du bien, de la tristesse et de la joie, de la haine autant que de l’amour. Alors, nous pourrons goûter à la vraie saveur de la paix et en finir avec le jugement et la culpabilité. S’abandonner à sa Nature est l’état de non-action dont parle le Taoïsme. Mais cet état ne veut pas dire passivité car il y a des situations qui naturellement, nécessitent de fermement réagir ou d’agir tout simplement de manière responsable. L’état de non-action ne veut pas dire non plus rester figé et attendre systématiquement des aides extérieures ou extraordinaires. Le divin, c’est aussi notre propre personne. En ce sens, son aide est aussi notre participation individuelle. Elle peut aussi être apportée simplement par les personnes qui nous entourent. Le divin n’a pas d’autres mains que les nôtres. Son aide n’est pas toujours extraordinaire. A nous donc de la reconnaître et de faire aussi les efforts nécessaires. Cet abandon est davantage le fruit d’une confiance totale qui fait que l’on suit le courant de la vie sans se précipiter tête baissée, par réaction ou par peur, dans l’action. On est à l’écoute de sa nature et on la laisse s’exprimer. L’action en quelque sorte vient d’elle-même. L’état de non-action est en fait un état naturel. Dans cet état, le «moi» agit peu. C’est la spontanéité, le naturel, la «pure action» sans l’interférence du mental, qui priment et s’expriment. En fait, soyons tout simplement très naturels en toute chose et face à nos indécisions, revenons toujours au silence présent au cœur de nous-même pour ressentir ce qui semble le plus simple, le plus naturel, le plus évident et le plus harmonieux comme solution. La connaissance de notre nature divine est donc essentielle pour mieux comprendre et «expérimenter» notre nature humaine. Nous voyons maintenant à quel point nous limitons notre liberté d’ETRE lorsque nous nous laissons guider par le mental et les peurs, et lorsque nous oublions d’être à l’écoute de notre Nature et ne la laissons pas s’exprimer. |
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(3) Ramana Maharshi: Sois Ce Que Tu Es. Les enseignements de Sri Ramana Maharshi. Sri Ramanashramam, Tiruvannamalai, India, 2005.
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(4) L’esprit de toute chose est au cœur de chaque cellule: Les recherches du physicien Jean E. Charon ont montré que «certaines particules élémentaires, les électrons, des particules stables (à durée de vie pratiquement infinie), (que l’on retrouve dans la constitution du minéral, du végétal, de l’animal et dans toutes les cellules du corps humain) contenaient comme enveloppé dans une carapace de matière un espace-temps nouveau». Il compare cela à des bulles de savon qui «flotteraient dans notre espace-temps ordinaire mais à l’intérieur de ces minuscules bulles, il existerait un espace-temps d’une nature spéciale et refermé sur lui-même». «Notre espace-temps ordinaire, celui de la matière s’écoule du passé vers le futur et l’énergie utilisable va sans cesse en décroissant. L’univers de la matière est voué à la mort. Dans l’espace-temps des bulles de savon les choses se passent à l’opposé. C’est un temps cyclique, c’est-à-dire que les événements passés sont continuellement ramenés dans le présent et son contenu informationnel ne peut jamais être perdu puisqu’il est sans cesse croissant. C’est une structure qui s’instruit par l’expérience. Mais alors cet espace n’est-il pas un espace de l’Esprit?» Jean E. Charon, L’esprit cet inconnu, chez Albin Michel, 1978.
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(5) les formes sont informées et informantes: Dans un article scientifique sur le Transfert d’informations dans le vivant, J. Bousquet écrit: «l’information portée par l’énergie circule du plus au moins. Le plus étant centrifuge, il cède de la place au moins qui est centripète, l’accepte, et la manifeste. Il s’agit en fait d’un échange. Comme dans un atome, le nombre de protons et leur vibration déterminent la quantité d’électrons, donc la forme de cet atome. Notre hypothèse est que les formes sont informées et informantes. C’est par elles que transite l’information ; elle est liée à une onde (vibration) qui détermine la forme qui leur correspond (…) Toute forme est le résultat d’un savoir conscient (passé) qui décode son futur contenu dans ses structures comme le papillon déjà codé dans la chenille ou le chêne dans le gland». Toujours selon J. Bousquet, «nous sommes informés par la lumière, plus exactement par l’onde électromagnétique qui la représente. La mesure du temps absolu (voir les travaux de Pinel) nous permet de constater que le passé peut s’incorporer dans le présent par la lumière». Proposition d’un vecteur utilisant les champs morphiques. Information sur le Web: webmaster555.free.fr.
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(6) ne connaît pas la mort: Les recherches du physicien Jean E. Charon ont montré que «certaines particules élémentaires, les électrons, des particules stables (à durée de vie pratiquement infinie), (que l’on retrouve dans la constitution du minéral, du végétal, de l’animal et dans toutes les cellules du corps humain) contenaient comme enveloppé dans une carapace de matière un espace-temps nouveau». Il compare cela à des bulles de savon qui «flotteraient dans notre espace-temps ordinaire mais à l’intérieur de ces minuscules bulles, il existerait un espace-temps d’une nature spéciale et refermé sur lui-même». «Notre espace-temps ordinaire, celui de la matière s’écoule du passé vers le futur et l’énergie utilisable va sans cesse en décroissant. L’univers de la matière est voué à la mort. Dans l’espace-temps des bulles de savon les choses se passent à l’opposé. C’est un temps cyclique, c’est-à-dire que les événements passés sont continuellement ramenés dans le présent et son contenu informationnel ne peut jamais être perdu puisqu’il est sans cesse croissant. C’est une structure qui s’instruit par l’expérience. Mais alors cet espace n’est-il pas un espace de l’Esprit?» Jean E. Charon, L’esprit cet inconnu, chez Albin Michel, 1978.
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(7) tradition tibétaine: Voir le documentaire vidéo sur le livre tibétain des morts (www.qleap.co.uk): «The Tibetan Book of the Dead: a Way of life», coproduction of NHK of Japan, Mistral Film of France and National Film Board of Canada, 1994, directed by Yukari Hayashi and produced by Atsunori Kawamura.
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(9) monde phénoménal: Il existe sûrement une Création naturelle, fruit de l’énergie universelle, agrégat des 4-5 éléments, mais il faut un «je» et des organes des sens pour percevoir l’apparence phénoménale de la conscience. En même temps, il semble que ce soit la qualité du «je» qui détermine la qualité du monde expérimenté (l’abeille perçoit ce monde différemment de nous). La création peut aussi être mentale. Elle donne alors temporairement naissance à des mondes fictifs: le monde du rêve, le monde de l’enfer, etc.
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(10) tout est réel10: Selon la philosophie «Advaita Saiva» du Cachemire, l’univers est parfaitement réel. Etant donné que shakti, l’énergie divine est réelle, ce qui provient de cette énergie est aussi réel. The Secret of Self-Recognition, Jaideva Singh, Motilal Banarsidass publishers private limited, Delhi. “Since sakti is real, the universe which has been brought about by sakti is also real”.
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(11) La conscience libérée pourra sûrement après avoir quitté son corps: Et même sûrement dans certains cas alors qu’elle est encore dans le corps.
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(12) découvertes récentes de la physique: Voir le clip video: IMAX BBC, The Elegant Universe, Part I, II, III, by Brian Greene, edited by Jonathan Sahula. Written, produced and directed by Joseph McMaster.
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(13) une stabilité personnelle et globale: Fabien Vauchelles, algorithmes issus de la nature (information sur le web)
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Dépôt du document: Fabienne Barousse – Tilicho, Novembre 2008 @ copyright France. (Version finale: février 2009) |
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